vendredi 18 novembre 2016
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Enfin, l’Accord politique est là !

Du Palais de la Nation le 1er juin 2015, à Kinshasa, au complexe Talatona le 26 octobre 2016, à Luanda, en passant par l’hôtel Béatrice et la cité de l’Union africaine dans la capitale congolaise, que d’étapes franchies laborieusement pour arriver au geste solennel quarante-huit heures plus tôt, à savoir la remise officielle, au Président Joseph Kabila, de l’Accord politique issu du Dialogue national politique inclusif par la délégation du Bureau de ces assises conduite par le Facilitateur Edem Kodjo.

Amorcés par le Chef de l’Etat avec les forces politiques et sociales institutionnelles et non institutionnelles ayant répondu à ses invitations, poursuivis à Venise, à Ibiza et à Paris avec le chef de file de l’Opposition radicale pour une inclusivité effective, les pourparlers pour le Dialogue ont finalement abouti à la signature de cet accord le 18 octobre 2016. Il a fallu au total 15 mois et demi pour y parvenir.

Au-delà de l’objectif majeur qu’est le processus électoral, ce forum visait, et vise tout naturellement, la sauvegarde des acquis de la paix, de la sécurité et du développement consolidant la cohésion nationale. Ces acquis, au cours de ces quinze dernières années, ont été obtenus progressivement, dialogue après dialogue : Sun City de 2001 à 2003, Conférence de Goma en 2008, Concertations nationales en 2013.

A chacun de ces rendez-vous, les Congolais ont reçu l’accompagnement de la Communauté internationale : Nations Unies, Union africaine, Céeac, Sadc et Cirgl, mais aussi Union européenne (institution et Etats membres), Etats-Unis…

Il faut bien admettre que le Président Joseph Kabila – dont l’humilité ne fait l’ombre d’aucun doute – a toujours été à l’écoute de l’autre.

A la tête du seul pays africain au croisement des Afriques francophone, anglophone et lusophone, le seul où les intérêts géopolitiques et géostratégiques se croisent, voire s’entrecroisent et même s’entrechoquent, le Raïs sait, mieux que quiconque, que la paix pour la RDC est aussi tributaire de la paix chez les voisins. De même que la sécurité, le développement et, évidemment, de la démocratie dans la région.

Aussi, lorsque certaines forces politiques et sociales ont conditionné pour leur participation au Dialogue la facilitation internationale, il a dit OUI ! D’où, dans l’« Ordonnance n°15/084 du 28 novembre 2015 portant convocation d’un Dialogue politique national inclusif en République Démocratique du Congo », l’article 4 selon lequel « Sans préjudice d’autres dispositions à déterminer par le Règlement Intérieur, le Dialogue comprend un Bureau et une Plénière pouvant éclater en Commissions. Le Bureau est assisté d’un Facilitateur international ».

Lorsque les mêmes forces ont posé des préalables réalisables, il a encore dit OUI. D’ailleurs, il a fait plus : leur laisser une ouverture décisive en reconnaissant au Comité préparatoire, aux termes de l’article 5 de la même ordonnance, les tâches « d’apprêter les documents de travail et d’élaborer les projets de l’ordre du jour et du règlement intérieur à soumettre à l’approbation de la Plénière du Dialogue », « de déterminer toutes les modalités d’organisation et de fonctionnement du Dialogue » et de « de fixer le nombre des participants qui doivent provenir de la Société civile, de la Majorité Présidentielle et de l’Opposition politique, ainsi que la durée et le site devant abriter le forum ».

Certes, un débat stérile s’est développé autour de l’auteur de l’initiative. La Constitution de la République garantissant la souveraineté de notre pays a failli être opposée à la Résolution 2277. Mais, la vérité reste la vérité car, l’Union européenne reconnaît avoir recommandé le 2 juin 2016 au Gouvernement congolais « d’initier dans les plus brefs délais un dialogue politique au plus haut niveau, conformément à l’article 8 de l’Accord de Cotonou ». Le quartet « Ua-Onu-Ue-Oif » parle dans son communiqué du 5 juin 2016 de « réussite du dialogue politique que le Président Joseph Kabila appelle de ses vœux ».

Ainsi, la Communauté internationale respecte la souveraineté congolaise, quand bien même certaines forces politiques et sociales l’incitent à la remettre en cause.

Qu’à cela ne tienne !

Au moins, à Luanda, le 26 octobre 2016, Chefs d’Etat et de Gouvernement africains présents, présidente de la Commission africaine, envoyés spéciaux de l’Onu, de l’Ua et de l’Union européenne pour les Grands Lacs, hauts responsables de la Belgique, de la Chine, des Etats-Unis, de la Russie, de la France et du Royaume Uni, secrétaires exécutifs de la Cirgl et de la Sadc ont pris note « de la conclusion du dialogue national en République démocratique du Congo » et ont félicité le facilitateur Edem Kodjo et les participants à ces assises de la Cité de l’Union africaine, au mont Ngaliema.

On peut alors dire à l’unisson : enfin, l’Accord politique est là…

Presse Présidentielle

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