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L’année jubilaire
2010 a, à la fois, mal et bien démarré entre, d’une part,
Kinshasa et, de l’autre, Bruxelles ex-métropole coloniale,
Bruxelles capitale du royaume de Belgique et Bruxelles siège de
l’Union européenne.
A la base du mauvais départ : Karel de Gutch, ex-ministre belge
des Affaires étrangères, passé à la Commission de l’Union
européenne en qualité de Commissaire à l’Aide au développement.
Incapable de se dépouiller du vieil homme, il a commencé et
terminé son mandat à la tête de la diplomatie belge par une
crise, en raison de ses déclarations à l’emporte-pièce. Une fois
à l’Union européenne, il termine son mandat à l’Aide au
développement par une autre crise.
Certes, il a reçu – laisse-t-on entendre – le soutien de Barroso,
président de la Commission européenne (Premier ministre). Mais,
force est de constater que ce soutien ne l’a été qu’à titre
symbolique. Karel a glissé avec sa dernière déclaration faite
plus contre le nouveau ministre belge des Affaires étrangères,
Steven Vanackère, que contre les autorités congolaises. Il est
sorti du devoir de réserve auquel il est tenu ! En tant que
commissaire européen, il s’est permis de s’en prendre à un Etat
membre de l’Union européenne, fut-il le sien…
Aussi – bon départ pour Kinshasa – on a vu, d’abord, Bruxelles -
capitale de la Belgique - dépêcher en RDC son Vice-premier
ministre et ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackère,
pour consolider le processus de normalisation diplomatique
enclenché à la faveur du départ de Karel à la Commission
européenne.
On a, ensuite, vu Bruxelles - capitale de l’Union européenne -
dépêcher en RDC, certainement en accord avec Strasbourg (siège
du Parlement européen), l’eurodéputé Louis Michel, ci-devant
président de la Commission Ue/Acp, cela dans le but de
consolider les relations mises à mal, toujours par Karel.
On a, enfin, vu Bruxelles - capitale de la Belgique - dépêcher
en RDC sa Vice-premier ministre et ministre de la Santé,
Laurette Onkelinx, pour un accord de coopération. A l’issue de
l’audience que lui a accordée Evariste Boshab le mercredi 3
février 2009, président de l’Assemblée nationale, elle en a
appelé, de tous ses vœux, à une participation active de son pays
aux festivités du Cinquantenaire, le 30 juin 2010.
Mais, déjà, le 27 janvier dernier, presque deux semaines après
les déclarations de Karel, le représentant de l’Union européenne
en RDC a profité de la cérémonie de pose de la première pierre
des travaux de réhabilitation et de construction du Palais de la
Justice pour annoncer le financement, pour 40 millions d’euros,
des réformes du système judiciaire congolais.
Que déduire, finalement, de cette offensive ou contre-offensive
belgo-européenne positive en direction de Kinshasa ?
Assurément la volonté d’effacer les taches ayant noirci une
diplomatie se voulant constructive.
On ne peut, dès lors, s’empêcher de se souvenir du discours du
Président Joseph Kabila, sur l’état de la Nation, lorsqu’il
déclare, citation : « De par ses immenses ressources du sol et
du sous-sol et sa situation géographique au centre du continent,
la République Démocratique du Congo est l’objet de multiples
convoitises et se trouve au cœur de beaucoup d’enjeux mondiaux
et régionaux. Pour cette raison, comme pour nos besoins de
développement, la politique extérieure est un domaine
prioritaire de l’action du Gouvernement. Je me réjouis de
rapporter que l’année qui s’achève aura été une grande année
diplomatique pour notre pays. Elle a été caractérisée par son
retour remarquée sur l’échiquier international ». Fin de
citation.
Une fois de plus, le Chef de l’Etat fait preuve de pragmatisme
dans sa vision pour un « Congo uni, fort et prospère » !
février 2010
Marcel
Omer Nsongo Die Lema
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