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Éditorial , janvier 2006
Le destin exceptionnel de Joseph Kabila.
Il y a 5 ans, le 26 janvier 2001, Joseph Kabila accédait au pouvoir
d’Etat en République Démocratique du Congo dans des circonstances à
la fois exceptionnelles et inattendues. Rien pourtant ne
prédestinait ce jeune officier congolais formé à l’école chinoise à
succéder à son père défunt.
Il y avait dans l’entourage de Mzee, parmi les dignitaires du
nouveau régime issu de la révolution du 17 mai 1997, bien de
personnes en vue comme le ministre d’Etat Gaëtan Kakudji de
l’Intérieur, ou encore le ministre de la Justice Mwenze Kongolo, le
ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères, Yerodia Abdoulaye
Ndombasi, vieux compagnon de lutte de Mzee, ou le chef d’Etat-major
général de l’armée, le Général Luetsha, pour prétendre à la
succession du président assassiné. Le choix est tombé plutôt sur le
jeune Commandant Joseph. Il était chef d’Etat-major de la Force
terrestre des FAC, Forces armées congolaises.
Ceux qui savent lire les signes des temps ont vu dans la désignation
de Joseph Kabila Kabange pour succéder à Mzee Laurent Désiré Kabila
la main de Dieu.
Lorsque personnellement il m’arrive de penser à l’avenir de notre
cher pays ou de partager des réflexions avec d’autres personnes sur
le sort de ce beau pays, je me remémore toujours cette prédiction du
prophète Simon Kimbangu que feu mon oncle maternel, Pasteur Jean
Dinganga décédé en 1996, un intime de Emmanuel Bamba, fidèle
disciple du prophète et déporté comme lui, nous rapportait souvent
au début du règne de M. Mobutu au sujet du destin prophétique de la
RDC.
CE QU’A PROPHETISE SIMON KIMBANGU
Avant son arrestation en 1921 et sa déportation à Elisabthville
(Lubumbashi aujourd’hui) où il est mort en prison à Buluwo en 1951,
Simon Kimbangu prophétisant sur l’avenir du Congo belge a dit : « Le
Congo sera indépendant un jour. Pendant 40 ans le pays sera mis à
feu et à sang et connaîtra d’énormes difficultés et souffrances de
tous genres, puis viendra le bonheur. Le pays sera d’abord dirigé
par un mouton. Cet homme sera originaire de la province où je suis
né.
Le pays sera ensuite dirigé par un fauve qui viendra écarter le
mouton.
Pendant le règne du fauve marqué par la terreur, le pays sera
saccagé. Il manquera d’argent dans le pays. Même les banques seront
vides.
Viendra ensuite un homme, un météore, originaire de la province où
je finirai ma vie. Son règne sera très court. Son principal rôle
sera de chasser le fauve du pouvoir. Puis viendra quelqu’un, un
jeune homme sage. C’est lui qui sauvera ce pays et apportera au
peuple le bonheur, la vraie indépendance ».
ET LA PROPHÉTIE DE KIMBANGU S’EST REALISEE.
Près de 40 ans après, le 30 juin 1960, le Congo belge devint
indépendant. Premier élément de confirmation de la prophétie.
Le premier Président de la République, Joseph Kasa-Vubu, était
effectivement comme le Prophète originaire, de l’actuelle province
du Bas-congo. Deuxième élément de confirmation.
Kasa-Vubu était un homme d’une grande bonté, de caractère doux comme
un mouton. Troisième élément.
Joseph Kasa-Vubu était très réservé et respectueux du patrimoine
commun.
On dit aujourd’hui encore de lui qu’il avait l’habitude de remettre
au Trésor public le reliquat de ses frais de mission qu’il n’avait
pas dépensés pendant ses voyages à l’étranger.
Après les heures de service, il libérait sa limousine de fonction et
faisait ses courses à bord de sa petite voiture V.W.
Le Président Kasa-Vubu fut renversé le 24 novembre 1965 par un coup
d’Etat militaire mené par le Lieutenant-Colonel Joseph Désiré
Mobutu.
Le nouvel homme fort du Congo était tout le contraire du Président
déchu, à tous points de vue. Son totem, le totem aussi du pays,
était le léopard, un fauve. Quatrième élément.
Avec l’avènement de Mobutu au pouvoir, un régime d’oppression et de
terreur, un régime féroce, d’une brutalité toute animale, s’installa
dans le pays. Cinquième élément.
Comme pour mettre tout le monde au pas, faire peur et annihiler
toute velléité ou tentative d’opposition à son régime, moins de six
mois après sa prise de pouvoir, Mobutu fit pendre en public au pont
Cabu, (actuellement Pont Kasa-vubu) à Kinshasa, les quatre conjurés
de la Pentecôte, en dépit de toutes les demandes de grâce émanant du
monde entier, notamment du Vatican.
Seul maître sur terre après Dieu, Mobutu le Grand Léopard, comme on
l’appelait, avait le droit de vie et de mort sur ses concitoyens
paupérisés et condamnés à danser à sa gloire.
Tout au long du règne sans partage du Marechal-Président,
caractérisé par la folie des grandeurs, le pays, riche et prospère,
sera saccagé et pillé systématiquement, ruiné par la gabegie et la
corruption généralisée. Sixième élément.
Le système bancaire fit faillite. Les banques commerciales durent
fermer, faute de liquidités. Septième élément.
Malade et fatigué de ses jouissances, vomi par le même peuple qui
l’avait déifié et lâché par son armée qui a refusé de combattre pour
une cause perdue, le Grand Léopard, chassé par Laurent Désiré Kabila
à la tête des troupes de l’AFDL, quitta Kinshasa en catastrophe le
16 mai 1997, sous les regards médusés des Kinois qui n’en croyaient
pas leurs yeux, puis le lendemain sa tanière de Gbadolite. Huitième
élément.
Le tombeur de Mobutu, Laurent Désiré Kabila, était originaire de la
province du Katanga où Simon Kimbangu est mort en 1951. Neuvième
élément.
Son règne, porteur d’espoir pour le peuple congolais qui a recouvré
sa liberté, sa dignité d’homme créé à l’image de Dieu, fut très
court : à peine 3 ans et demi. Dixième élément de confirmation de la
prophétie.
Il y a deux autres éléments de la prophétie de Simon Kimbangu que je
n’ai pas abordés de manière explicite dans cette démonstration, mais
que tout le monde a bien à l’esprit : la traversée du désert et les
souffrances du peuple congolais.
C’est depuis plus de 40 ans, en effet, que nous tournons en rond,
avec nos interminables querelles pour le pouvoir, sans avoir
véritablement amorcé le développement de notre pays alors que
certains autres pays comme le Canada ou la Corée du sud qui avaient
le même PIB que le Congo en 1960 sont aujourd’hui rangés parmi les
pays développés.
Le jeune homme sage de la prédiction du prophète Simon Kimbangu ne
serait-il pas ce Joseph Kabila qui préside aujourd’hui aux destinées
de la RDC ?
On peut y croire. Les circonstances étonnantes et exceptionnelles
dans lesquelles Joseph Kabila accédé à la magistrature suprême du
pays nous poussent à croire que c’est bien la main de Dieu qui l’a
choisi.
Comme le sang du Général MAHELE à l’entrée des troupes de l’AFDL à
Kinshasa le 17 mai 1997 qui a sauvé les Kinois d’un carnage
programmé, la désignation de Joseph Kabila pour succéder à Mzee a eu
le mérite, selon les observateurs avertis de faire taire, d’étouffer
toutes les ambitions non exprimées, aussi bien du côté des autorités
militaires que du côté des autorités civiles.
La population qui a craint que le chaos ne s’installe dans le pays
après l’annonce de la mort de Mzee, du fait de toute cette confusion
qui avait entouré l’assassinat du Président de la République,
soulagée de la tournure qu’ont pris les choses, a accueilli cette
désignation sans se poser trop de questions sur la capacité de ce
jeune homme de 29 ans sans grande expérience dans la gestion des
affaires de l’Etat de diriger le pays.
La tâche qui attendait le nouveau président était certes énormes.
Malgré les temps difficiles, avec l’aide de Dieu le jeune Raïs a su
démontrer, en 5 ans de pouvoir à la tête de la République
Démocratique du Congo, qu’ aux âmes bien nées la valeur n’attend
point le nombre des années.
EST-CE RÉELLEMENT JOSEPH KABILA QUI APPORTERA LE BONHEUR AUX
CONGOLAIS ?.
On peut le penser. La préoccupation majeure de Joseph Kabila a
toujours été le bien-être des Congolais, et son combat la lutte
contre la pauvreté.
Joseph Kabila avait hérité d’un pays déchiré par la guerre, une
guerre d’agression soutenue par quelques fils égarés, et sous
embargo de la Communauté internationale depuis 1990. Sa chance,
c’est d’avoir aussi hérité, si je peux m’exprimer ainsi, en même
temps d’un peuple épris de sentiment de patriotisme et de
nationalisme, sentiment cultivé en lui par Mzee Laurent Désiré
Kabila de son vivant et renforcé par cette guerre d’agression qui a
causé la mort de 3 millions et demi de nos compatriotes.
Les Congolais, blessés dans leur amour propre ne pouvaient, en
effet, supporter qu’un petit pays comme le Rwanda leur fît la guerre
et, plus fort encore, occupât une partie de leur territoire. D’où
cette nécessaire cohésion nationale autour de Joseph Kabila, le
nouveau symbole de la nation, pour bouter l’ennemi hors du
territoire et laver ainsi l’affront subi.
Dans son discours-programme prononcé le 26 janvier 2001, à
l’occasion de son investiture à la magistrature suprême du pays en
qualité de nouveau Président de la République Démocratique du Congo,
Joseph Kabila Kabange a pris un certain nombre d’engagements.
Il s’est engagé notamment à mettre fin à la guerre qui sévissait à
l’Est et au Nord-est de la République, à rétablir l’autorité de l’Etat
sur l’ensemble du pays et conduire le peuple congolais aux élections
afin que le peuple choisisse librement ses dirigeants et ainsi
légitimer le pouvoir politique en République Démocratique du Congo.
Mettre fin à la situation de guerre héritée de son prédécesseur
Laurent Désiré Kabila, mort assassiné dans des circonstances
troubles, et restaurer la paix dans le pays ainsi que l’intégrité du
territoire, c’était une gageure, quand on sait que la moitié du
territoire national était sous contrôle rebelle.
Le pari était donc difficile, mais le jeune président s’y est
employé avec foi, aussi avec détermination et abnégation. Il
fallait, dans un premier temps, prendre langue avec les rebelles et
leurs parrains rwandais, ougandais et burundais. La paix était à ce
prix.
Pour l’application du cessez-le-feu, il fallait donc relancer les
négociations interrompues pour l’application des Accords de Lusaka
qui faisaient, il faut le dire, la part belle aux rebelles. Ces
négociations ont abouti au Dialogue intercongolais qui a mis autour
d’une table, en Afrique du Sud, tous les protagonistes de la crise
congolaise.
L’Accord global et inclusif signé le 17 décembre 2002 à Prétoria, au
terme de ce dialogue, a mis fin à la guerre, institué un nouvel
ordre politique en République Démocratique du Congo et établi les
principes et règles qui devaient régir le pays pendant la
transition.
En acceptant, pour l’intérêt supérieur de la nation, de partager le
pouvoir aussi bien avec la rébellion armée qu’avec l’opposition
politique dite pacifique, Joseph Kabila s’est fait violence. Ce qui
n’a que fait grandir son prestige d’homme d’Etat respecté.
Aujourd’hui le peuple congolais lui en sait gré.
Si l’année 2003, année de l’installation du gouvernement de
transition, était une année de tâtonnements, en raison surtout du
climat de méfiance et de suspicion qui prévaut jusqu’aujourd’hui
encore au sein des institutions de la transition entre des gens qui
se sont fait la guerre pendant 5 ans et qui sont condamnés à
cohabiter, sans s’être véritablement réconciliés au préalable,
l’année 2004 avait bien débuté, avec de bonnes perspectives pour le
pays. Les institutions de la transition avaient entamé la
réalisation des objectifs de la transition.
Le Gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, s’est attelé à
remplir ses missions essentielles, conformément aux objectifs de la
transition, à savoir : la réunification du pays, le rétablissement
de l’autorité de l’Etat, la réconciliation nationale, l’intégration
de l’armée et l’organisation des élections.
Au sujet de la réunification du pays, il y a lieu de noter le
premier voyage que le Chef de l’Etat a effectué à Kisangani en
octobre 2004. La visite du Président de la République à Kisangani,
première étape d’une visite de travail dans la partie orientale du
pays jadis sous contrôle de la rébellion, a été un signal fort.
Cette visite était la preuve que Joseph Kabila contrôle l’ensemble
du territoire.
A l’occasion de cette première visite de travail à Kisangani, le
Président de la République a initié des actions de haute portée
sociale en faveur de la population de cette ville qui a beaucoup
souffert des conséquences de la guerre d’agression, notamment les
violents affrontements, à deux reprises, entre les deux armées
étrangères du Rwanda et de l’Ouganda qui parrainaient les rébellions
du RCD et du MLC. Ces affrontements ont causé d’importants dégâts
humains et matériels en ce qui concerne les infrastructures
économiques et sociales.
Le Président Joseph Kabila qui est très attaché à la population de
la ville de Kisangani pour l’avoir libérée en 1997 a effectué en
janvier 2005 une autre visite de travail au chef-lieu de la province
Orientale.
Le Chef de l’Etat avait promis de résoudre certains problèmes
sociaux dont l’épineux problème de transport en commun.
La remise officielle le 1er août 2005, fête des parents, des 15 bus
à la population par le biais de la FEC/province Orientale, au nom du
Président de la République, par son Conseiller spécial Samba Kaputo
est le reflet de la vision de Joseph Kabila de sortir les habitants
de Kisangani du traumatisme dû aux affres de la guerre et donner une
impulsion nouvelle aux conditions de vie et d’existence des Boyomais.
Début décembre 2005, le Chef de l’Etat s’est de nouveau rendu à
Kisangani pour présider la cérémonie de la rentrée judiciaire qui a
eu lieu cette fois-ci au chef-lieu de la province Orientale. Un
autre symbole de la réunification du pays. C’était aussi une
occasion pour le Président Joseph Kabila qui a prolongé son séjour à
Kisangani de voir les réalisations en cours dans cette ville, l’état
d’avancement des travaux des principaux chantiers qu’il avait
inaugurés lors de son premier voyage en octobre 2004.
Il s’agit entre autres du barrage de la Tshopo, de l’hôpital de
Kisangani spécialisé dans la prise en charge des femmes et jeunes
filles victimes des violences sexuelles, de l’école d’excellence, du
marché central et bien entendu d’autres infrastructures telles que
les routes.
Le Président de la République a effectué aussi des visites
d’inspection dans d’autres provinces du pays. Il s’est rendu au mois
de juillet 2005 à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo,
Boma, Tshela et Singini, village natal de feu l’ancien président
Joseph Kasa-Vubu. A Singini il est allé se rendre personnellement
compte de l’état d’avancement des travaux de construction, à son
initiation, du Mausolée du premier Président de la République
Démocratique du Congo dont l’inauguration devra avoir lieu bientôt.
Il est bon de rappeler que c’est bien lui Joseph Kabila qui avait
décidé la réhabilitation de la mémoire de tous les anciens
présidents de la République dont Joseph Kasa-Vubu et Mobutu Sese
Seko.
Le Président de la République, au volant de sa Jeep 4X4, a inspecté
aussi un tronçon de la route Boma – Muanda en très mauvais état. A
son retour à Kinshasa, il a ordonné la réhabilitation de cette route
devenue un véritable enfer pour les automobilistes. Les travaux ont
déjà débuté.
Le Chef de l’Etat s’est rendu aussi en visite d’inspection au
Katanga au mois d’août 2005.
Il a été à Lubumbashi, mais également à Likasi et à Kolwezi. Cette
visite lui a permis de se rendre personnellement compte de la
dégradation des infrastructures économiques et sociales telles que
les installations de la Gécamines, les routes, les écoles.
Kisangani avait constitué en octobre 2004 la première étape de la
tournée du Chef de l’Etat à l’Est du pays, dans les territoires
réunifiés jadis sous l’occupation de la rébellion appuyée par des
puissances étrangères.
Cette tournée, interrompue pour diverses raisons dont les impératifs
de calendrier ou des couacs dans le déroulement de la transition, a
repris en décembre 2005 par la visite de travail que le Président de
la République a effectuée du 13 au 15 décembre à Kindu, au Maniema,
où Joseph Kabila était attendu depuis des mois comme un messie.
L’accueil lui réservé par la population de Kindu était à la mesure
de cette attente.
Dans cette ville, le Chef de l’Etat a initié quelques actions à
impact visible comme la pose du premier poteau pour
l’électrification de Kindu. Cette visite du Chef de l’Etat à Kindu a
été d’un grand réconfort, non seulement pour la population de Kindu,
mais également pour toute la population du Maniema venue nombreuse
au chef-lieu de la province pour voir Joseph Kabila, le voir et
l’entendre leur dire le message de paix et d’espoir qu’il leur a
apporté.
Après Kindu le Chef de l’Etat s’est rendu à Bukavu, chef-lieu du
Sud-Kivu, où le Président de la République a séjourné du 15 au 18
décembre 2005. Comme à l’étape de Kindu, Joseph Kabila a été l’objet
d’un accueil des plus délirants de la part d’une population du
Sud-Kivu venue nombreuse à Bukavu exprimer toute sa gratitude à
l’Artisan de la paix en RDC.
Le Président de la République a interrompu sa tournée le dimanche 18
décembre pour rentrer à Kinshasa où le devoir l’appelait. Le Chef de
l’Etat est, en effet, rentré dans la Capitale ce dimanche là pour
accomplir son devoir civique. Sa tournée devra reprendre bientôt par
les étapes de Goma, Beni et Butembo au Nord-Kivu. Elle se poursuivra
ensuite en Ituri et à l’Equateur.
Au chapitre de la pacification du pays, le Chef de l’Etat note avec
satisfaction que la situation sécuritaire dans le pays s’est
améliorée de façon considérable. En Ituri l’armée a maîtrisé la
situation à 90%. Depuis le début de la Transition, plus de 15 mille
miliciens se sont rendus, démobilisés. Certains ont été intégrés
dans l’armée.
Le Chef de l’Etat est confiant, d’ici les élections l’ituri sera
totalement pacifié.
Au Katanga l’armée a dernièrement lancé des opérations militaires
contre des bandes armées qui sont maintenant déstabilisées et aux
abois. Là aussi le Président de la République se veut rassurant.
D’ici les élections, le Gouvernement aura repris le contrôle total
de la situation au Nord-Katanga.
Quant à la situation au Nord-Kivu, en rapport avec les éléments des
FDLR qui écument les montagnes du Kivu, après l’ultimatum leur donné
de quitter le pays, ultimatum auquel ils n’ont pas obtempéré, le
Gouvernement a levé l’option de les faire partir de force. Les
opérations militaires sont en cours. L’objectif du Gouvernement est
de sécuriser cette partie de la République afin de permettre aux
populations d’aller calmement aux élections.
S’agissant de l’intégration de l’armée, le Chef de l’Etat l’a dit au
cours de sa conférence de presse du 8 décembre 2005, « c’est une
véritable illusion de faire croire à la population que d’ici le mois
de juin 2006 nous aurons brassé toute notre armée ».
A ce sujet, le Président de la République, Commandant suprême des
Forces armées, a révélé aux journalistes qu’il existe, au niveau de
la Défense nationale et de l’Etat-major général de l’armée, un plan
stratégique qui prévoit la formation, le brassage de 18 brigades
d’ici le mois de juin 2006. Sur le terrain nous avons 6 brigades
formées, intégrées auxquelles il faudra ajouter 3 brigades en cours
d’intégration et 3 autres brigades qui le seront à partir de la
mi-janvier 2006.
Le brassage, l’intégration de l’armée va se poursuivre même au-delà
de la transition. « Il faut éviter la précipitation si l’on veut
avoir une armée digne, capable », a fait observer le Chef de l’Etat,
citant le cas de l’Afrique du Sud où le brassage commencé en 1994
est toujours en cours.
L’année 2005 a été riche en événements politiques, notamment
l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs,
l’organisation les 18 et 19 décembre du référendum constitutionnel
au cours duquel le peuple a approuvé, à une très large majorité
(84,31% de « OUI »), le projet de constitution appelé à régir la
3ème République. La nouvelle constitution sera promulguée
incessamment par le Chef de l’Etat.
Le parlement, convoqué en session extraordinaire le 16 janvier 2006,
examine en ce moment en vue de son adoption la loi électorale dont
le projet a été déposé à l’Assemblée nationale par la Commission
électorale indépendante qui, déjà, a annoncé pour le mois de février
prochain l’endossement des candidatures pour les différents
scrutins.
A 5 mois de la fin du processus en cours, le Président de la
République se dit satisfait de l’évolution de la transition. Une
transition qui se déroule bien malgré les écueils de tout genre
dressés sur son chemin, malgré la complexité du système politique
qui est le nôtre aujourd’hui.
Grâce à la personnalité du Chef de l’Etat, grâce à son génie
politique, nous sommes, Dieu merci, presqu’à la fin de la
transition.
Tout à l’honneur de Joseph Kabila qui est en passe de gagner son
pari, celui d’amener le peuple congolais aux élections, les
premières élections libres et démocratiques en RDC depuis plus de 40
ans.
Marcel Nzazi Mabidi
(Bureau du Porte-parole), © janvier 2006
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