Ban Ki-Moon envisage une étroite coopération entre les Nations unies et la RDC. 

Kisangani, 28 février 2009
Le Président Joseph Kabila et le SG de l'ONU Ban Ki Moon à New York

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, a déclaré, au sortir d’un entretien samedi, à Kisangani, avec le Président Joseph Kabila Kabange qu’il a débattu avec celui-ci de la possibilité d’une étroite coopération devant exister entre les Nations unies et la RDC en vue de la protection de la population civile et de la stabilisation de l’Est du pays ainsi que des sanctions à prendre à l’endroit des auteurs de violences sexuelles.

Le secrétaire général des Nations unies s’est réjoui de la collaboration existant entre la RDC et la MONUC ( Mission des Nations unies au Congo). Il s’est par ailleurs engagé à aider le gouvernement congolais à rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national par le biais de la MONUC afin de garantir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région.

M. Ban Ki-Moon a en outre formulé le souhait que la coopération entre la RDC et les autres Etats de la région des Grands Lacs se développe et se raffermisse davantage pour le bonheur et le bien-être des populations des la région en général et celle de la RDC en particulier. Aussi, a-t-il déploré la propension des violences sexuelles en RDC où huit cas sur dix, selon lui, sont commis par les hommes en uniforme et des éléments des groupes armés. « Le défi à relever demeure la culture de l’impunité », a-t-il lancé, avant d’exprimer le vœu de voir la violence sexuelle s’arrêter en RDC. Il a promis de mettre à contribution la MONUC et les autres branches spécialisées des Nations unies pour mettre un terme aux violences sexuelles dans ce pays. Bien plus, il a soutenu que le Président Joseph Kabila Kabange l’a rassuré qu’il usera de tous les moyens possibles psur éradiquer ce fléau.

En réponse à une question, le secrétaire général des Nations unies a fait savoir que le rôle de la MONUC n’est pas de se substituer aux Forces armées de la RDC. « La MONUC apporte son soutien technique et en logistique aux FARDC et assure la protection de la population civile », a-t-il indiqué, estimant que l’augmentation des effectifs de la MONUC à trois mille hommes permettra à celle-ci de mieux accomplir la mission qui lui a été confiée. Aussitôt qu’il a fini de s’adresser à la presse, le secrétaire général des Nations unies s’est envol pour la ville de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, seconde étape sa deuxième visité en RDC.

BOYOMBI - Presse présidentielle