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L’avenir économique de la
République Démocratique du Congo a constitué l’essentiel de
l’entretien que le Président de la République, Joseph Kabila
Kabange, a eu dimanche à Kinshasa avec le directeur général du
FMI (Fonds monétaire international), Dominique Strauss-Khan.
« Lui et moi pensons qu’il y a beaucoup d’opportunités
maintenant que la sécurité est rétablie, que la situation est
plus facile sur ce front-là », a-t-il déclaré à l’issue de
l’entretien, estimant que « le moment est venu d’avancer
rapidement ».
Le directeur général du FMI s’est par ailleurs réjoui de
constater que la RDC et le FMI ont fait des pas en avant dans le
cadre de leurs relations bien qu’il reste encore, selon lui,
quelques problèmes à résoudre.
« J’ai bonne conscience que nous pourrons trouver une solution
dans les semaines qui viennent », a-t-il rassuré, avant de
reconnaître l’existence de quelques questions techniques qui
doivent être réglées afin que les choses se passent au mieux
pour la RDC.
Les aspects techniques auxquels il a fait allusion ont trait
notamment au programme de la RDC avec le FMI, à l’allègement de
la dette, aux investissements étrangers et aux différents sujets
qui sont étroitement liés. Dans la même optique, M. Strauss-Khan
a exprimé la volonté d’arriver à la fois à développer les
investissements étrangers, notamment dans le domaine minier et à
procéder à l’allègement de la dette internationale de la RDC.
« Vous avez besoin des investissements étrangers et vous avez
besoin de la lutte contre la dette », a-t-il poursuivi,
précisant que « les deux sont parfois difficiles à mettre en
place en même temps ». C’est pourquoi il faut y travailler. Je
pense qu’il est possible d’y arriver ».
Toutefois, il a été optimiste quant à la possibilité de résoudre
ces problèmes. « Je suis ambitieux. Je pense qu’on peut trouver
ces solutions », a-t-il martelé.
En réponse à une question relative aux contrats conclus entre la
RDC et la Chine, le directeur général du FMI a fait remarquer
que ces contrats font partie des investissements étrangers sur
lesquels il faut travailler.
Boyombi Wenda Toluwele
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