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Le Président Joseph Kabila Kabange, s’insurge contre le trafic
d’influence dans le secteur de la justice, soulignant que cette
pratique risque d’obliger les magistrats à poser des actes
contraires à leur devoir.
«Alors que les magistrats posent des actes conformément à leur
devoir et avant même qu’ils aient clôturé l’instruction
préliminaire, des coups de fil pleuvent de partout pour
paralyser l’action publique», a déclaré le Chef de l’Etat dans
son discours à la nation samedi, au Palais du peuple, devant les
députés et sénateurs réunis en congrès.
Le trafic d’influence constitue une infraction, a souligné le
Chef de l’Etat, estimant que cette pratique est inadmissible au
risque d’accréditer la thèse d’une République d’intouchables.
« Quiconque viole la loi sera poursuivi », a martelé le
Président Joseph Kabila Kabange, qui a réaffirmé que les
magistrats sont au service de la nation et que dans l’exercice
de leurs fonctions, il ne peut y avoir ni ingérence ni
interférence. « Ceci ne signifie cependant pas que
l’indépendance de la magistrature place le magistrat au-dessus
de la loi, encore moins que les Congolais acceptent des
jugements iniques ainsi que des pratiques qui portent atteinte à
la dignité de la personne humaine », a-t-il lancé.
Dans le même ordre d’idées, le Chef de l’Etat a exprimé sa
pleine confiance aux mécanismes de contrôle parlementaire et aux
institutions chargées de dire le droit afin d’éradiquer, avec le
concours de la loi, l’impunité, la corruption et les
tracasseries de tous genres qu’il qualifie de fléaux. Dans le
même registre, il s’est déclaré déterminé à promouvoir les
droits de l’homme, arguant que les abus de droit assassinent les
bases de toute démocratie.
Le social demeure l’une des grandes
préoccupations du moment
pour le Chef de l’Etat
Le Président Joseph Kabila Kabange a affirmé qu’en dépit des
difficultés conjoncturelles auxquelles la République
Démocratique du Congo fait face, le social demeure l’une de ses
grandes préoccupations du moment. « Ma détermination à donner un
contenu réel à la promesse faite à notre peuple d’améliorer son
vécu quotidien demeure inébranlable », a-t-il martelé.
C’est dans cet esprit qu’il a assigné au gouvernement central la
mission de lutter contre la pauvreté. « Je demande au Premier
ministre et à toute son équipe de veiller tout spécialement à la
matérialisation de cette tâche aux moyens que le Parlement
s’apprête à mettre à leur disposition par le vote du budget
2009», a-t-il indiqué. Il a invité également tous les
gouvernements provinciaux et toutes les Assemblées provinciales
à s’engager résolument dans la voie du développement à la base. |